Yaoundé 2 avril 2026, Palais des Verres Paul Biya. Le Parlement camerounais s'est réuni en Congres pour la 6e fois.
Depuis le 5 avril 2026, le Cameroun a franchi une étape majeure avec l’adoption d’une modification de la Constitution prévoyant la création du poste de vice-président. Ce projet de loi précise les privilèges et obligations liés à cette nouvelle fonction au sommet de l’État.
Depuis le 2 avril, le Parlement camerounais s’est réuni en Congrès au Palais de verre Paul Biya pour examiner cette réforme. À l’initiative du président de la République, les députés et sénateurs ont étudié un texte portant révision de plusieurs articles clés de la Constitution, notamment les articles 5, 6, 7, 10, 53 et 66.
Cette réforme constitutionnelle au Cameroun vise à renforcer la stabilité des institutions selon les termes du président Paul Biya. Le poste de vice-président s’inscrit dans une logique de continuité de l’État, en cas d’empêchement temporaire ou définitif du chef de l’État.
Assurer la fonction présidentielle
Selon le texte adopté, le vice-président serait appelé à terminer le mandat présidentiel dans certaines situations exceptionnelles. Toutefois, les modalités précises de désignation et d’exercice de cette fonction devraient être définies dans des textes complémentaires.
Réactions et enjeux politiques
La modification de la Constitution camerounaise divise les observateurs. Certains y voient une avancée institutionnelle permettant d’éviter les crises de succession, tandis que d’autres estiment qu’il s’agit d’une réforme stratégique dans un contexte politique sensible.
Les discussions ont également remis sur la table la question de l’article 66 relatif à la déclaration des biens. Ce point, souvent évoqué mais peu appliqué, reste un enjeu majeur en matière de transparence publique.

La 14e réforme de l’histoire
Cette datavisualisation (tableau chronologique) met en avant les 13 autres changements constitutionnels de l’histoire du Cameroun. Pour la créer, nous avons relevé comme données les années dans l’ordre temporel et les changements politiques opérés. Cette réforme politique au Cameroun ouvre ainsi un nouveau chapitre institutionnel, tout en relançant le débat sur la gouvernance, la transparence et l’avenir politique du pays.

J’apprécie la rédaction de cet article, qui rend l’information plus accessible.